Triste fin pour les priseurs Anaf et Martinon !...

Vendredi, 21 Décembre, 2018 - 19:07

Trop, c’était trop !...

Quel gâchis ! Au tribunal, la procureure, Karine Malara déclara, à propos de Jean-Claude Anaf : « La confusion des genres, entre sa société et sa personne, est allée très loin et sur une longue période. » Jugé pour un certain nombre de malversations professionnelles, Jean-Claude Anaf, depuis longtemps, apparaissait intouchable. On le disait protégé par des pouvoirs occultes. A la vérité, il n’en était rien. La Justice fut impitoyable dans sa réquisition : 3 ans de prison avec sursis et 465 870€ de sanction financière pour Jean-Claude Anaf, deux ans avec sursis et 236 000€ d’amende, à l’encontre de son compagnon et associé, Jean Martinon. Le jugement sera rendu le 24 janvier 2019. Nous ne serions pas étonnés de voir les deux priseurs faire appel de la décision du tribunal. A Lyon, l’univers des priseurs baigne dans une sorte de cloaque, où, rien n’est vraiment clait, ni honnête, comme la vente des toiles non finies et non signées de Jacques Truphémus. De Jean-Claude Anaf et Jean Martinon, nous conserverons le souvenir de défenseurs courageux de l’œuvre du peintre, Jean Couty, alors, qu’il était dénigré par un pseudo expert, peintre lui-même, je veux parler de Pierre Montheillet.En revanche, Anaf et Martinon jouèrent un rôle indéfendable dans l’affaire de la dispersion de la collection de la Fondation Napoléon Bullukian, longtemps protégée par le Pr. Pierre Marion. Les artistes et les galeries d’art à Lyon, comme à Paris, sont les victimes des priseurs qui trop souvent vendent les œuvres à vils prix. Voici une bonne occasion de dénoncer d’inacceptables excès, et, abus de pouvoir…