Une confession / Libretto – Editions Phébus

Vendredi, 2 Février, 2018 - 10:32

Un christianisme social parfaitement hérétique...

  Réédité dans le cadre des vingt ans de Libretto. Traduit du russe par Michel Niqueux. Personne mieux que Maxime Gorki (1868-1936) ne fut capable de décrire la misère et la confusion qui régnaient dans l'ancienne Russie. Il suffit pour s'en persuader de lire ou relire « La mère », roman publié en 1907. « Une confession » fut édité, en 1908, et fera l'objet de la réprobation de Lénine pour son appel au « mysticisme » et sera exclu des œuvres complètes de Gorki par l'ignoble censure marxiste, et, dès lors, plongé dans près d'un siècle d'oubli. Comme souvent chez Gorki, il s'agit d'une sorte de road movie à la russe. Nous traversons la vaste Russie, des villages, des provinces entières à partir de la naissance du héros Matveï. La misère entraîne la violence, et, Matveï en subit de nombreuses formes. Devenu moine, il assiste à des scènes de prostitution qui ne plaident pas pour la grandeur des ecclésiastiques. La fin du parcours du héros, convaincu par une collectivité d'ouvriers, aurait du séduire Lénine, s'il n'avait déjà été emporté par un ostracisme ravageur et assassin. Broché. 240 p. Format : 18 x 12 cm. 9,10€. Chez le même éditeur : « Le Dieu nu » (vibrant hommage à Charles Baudelaire) de Robert Margerit (1910-1988), prix Renaudot, en 1951, et, Grand prix du roman de l'Académie française pour la Révolution, en quatre volumes. Broché. 269 p. Format : 18 x 12 cm. 9,70€. Alain Vollerin