Journal de Joséphine Bakhita / Salvator

Jeudi, 11 Janvier, 2018 - 15:51

De la servitude à la sainteté

Vous avez peut-être lu la biographie romancée, « Bakhita », écrite par Véronique Olmi (Albin Michel 2017), présente dans la dernière liste du Goncourt et récompensée par le Prix du roman Fnac 2017 ? Alors, vous avez été confondus par sa grandeur d'âme, sublimant toutes ses souffrances. Vous avez lu que Joséphine Bakhita (1869-1947) avait écrit un Journal. Elle n'a évidemment pu le faire que lorsqu'elle a su écrire. Elle n'était plus une enfant. Arrachée à sa famille au Darfour, vendue comme esclave à sept ans, changeant de maître plusieurs fois, elle trouva enfin la paix sous la robe d'une religieuse canossienne, chez les Filles de la Charité qui l'avaient recueillie. Elle mourut en Vénétie, le 8 février 1947, vers l'âge de 78 ans, et fut canonisée par le pape Jean-Paul II en le 1er octobre 2000. Voici son Journal, véritable objet de culte depuis sa parution en Italie, traduit pour la première fois en français. Cette édition est enrichie d'une réflexion sur l'esclavage moderne, et d'une reprise des sentences et des phrases de la sainte, recueillies par des témoins. Avec une préface du cardinal Giovanni Baptista Re et une postface du cardinal Gabriel Zubeir Wako. Félicitations aux éditions Salvator. Broché. Format : 13 x 20 cm. 128 p. 12,90€. Note : lien pour l'article « Bakhita » sur le blog : https://www.blog-des-arts.com/rentree-litteraire/bakhita-veronique-olmi-albin-michel ou le lire dans la revue Mémoire des Arts N°121 Novembre-décembre 2017. P.M.