Le chemin de la Croix-des-Ames / Editions du Rocher

Samedi, 12 Août, 2017 - 08:22

Au moment où en France la compromission est partout, une voix surgit de l'au-delà…

Au moment, où le racisme règne sur la planète, il est bon de se souvenir de ces mots de Georges Bernanos, alors installé, au Brésil, en 1940 : « Les races, elles, n'ont pas de cœur. Elles se vantent d'être pures et, en effet, elles ne sauraient faillir, puisqu'elles sont à elles-mêmes leur propre fin, mais elles ne sont pas pures, elles sont seulement irresponsables, comme l'est un libre et vigoureux animal, elles ont l'innocence du lion à qui personne ne songerait à reprocher d'égorger les moutons. Que leur importe cette merveille d'humanité qu'est une nation, puisqu'elles sont inhumaines, et se font gloire de l'être ? » Avec une préface de François Angelier, journaliste, animateur, producteur radio, essayiste, biographe, auteur de romans fantastiques, né en 1958, à Angers. Il y a dans toute l'oeuvre et la vie de Georges Bernanos une haute idée de la France, une grandeur, une noblesse. Bien loin des pitoyables exhibitions du président Macron installé dans un Commande-Car, où, déguisé en militaire, alors qu'il fut exempté de son service militaire. Qu'aurait dit, Georges Bernanos des cinq années de présidence mascaradée de François Hollande dans l'entière dépendance de son manipulateur de marionnettes, Manu Macron ? Tant de subterfuges qui abusèrent les électeurs. Une sganarellade à l'opposé de la hauteur de vue de Georges Bernanos. Il faut lire ce livre pour entendre encore ses opinions passionnées sur la capitulation de la France en 1940, sur les causes de la déroute française, sur la génération de l'inflation, etc. En 1941, l'auteur des Grands cimetières sous la lune déplore : la tradition mise au service de l'ennemi, le défaitisme des ventres, la complaisance des imbéciles, l'optimisme des médiocres. En 1942, il réclamera au français de regarder sa propre misère en face, de prévoir le pire pour être en mesure d'y faire face. En 1943, il élèvera la voix pour demander à la France de prendre les risques de la paix, et, d'offrir un soutien sans faille au général de Gaulle, chef et symbole de l'honneur français. En 1944, il dénoncera l'escroquerie de la culture, l'idéalisme d'affaires, le chantage fasciste contre l'Eglise, la civilisation contre l'homme. Enfin, en 1945, plus ferme et droit levé que jamais, il s'opposera à une guerre d'imposture, et, à l'inquisition communiste. Quel courage ! Quelle audace ! Quelle lucidité ! Quelle indépendance ! Comme, il nous manque cet être cultivé, épris de nobles analyses de notre évolution. Offrez ce livre à vos enfants, peut-être fera-t-il naître des vocations ? Broché. 640 p. Format : 23,5 x 15 cm. 25€.