Leclerc / Editions Ouest-France

Lundi, 12 Février, 2018 - 14:49

Patriote et rebelle...

Christine Levisse-Touzé qui fut directrice du musée du général Leclerc et de la Libération de Paris et du musée Jean Moulin de 1991 à 2017, est directeur de recherche associé à l'université Paris IV, et, Julien Toureille, professeur, auteur d'une thèse de doctorat d'histoire intitulée Philippe Leclerc de Hauteclocque dans la mémoire et dans l'histoire, membre du conseil scientifique du musée du général Leclerc et de la Libération de Paris et musée Jean Moulin, décrivent son admirable engagement à l'occasion du 70e anniversaire de l'accident d'avion qui mit fin, en 1947, aux espérances incarnées par cet esprit inégalable. S'il était anticonformiste, rebelle aux stéréotypes, et indiscutablement patriote, le maréchal Leclerc était surtout un analyste incontestable des situations diplomatiques très périlleuses, dans lesquelles, il fut impliqué. Au Vietnam, il avait compris qu'Ho Chi Min était l'irrévocable ennemi de la France. En quittant ce territoire pour rejoindre le Proche Orient, il déclara qu'il fallait ne pas céder. Sa mort tragique facilita la victoire des Vietcongs. Longtemps, nous ne disposions que de peu d'informations sur le Maréchal Leclerc, et sa mort devenait mystérieuse. De nouvelles archives, des photographies, des films, de sources privées apportent des éléments d'information sur l'homme, sa famille, ses idées. On le voit, le Maréchal Leclerc ne voulait rien céder de l'empire colonial français. Pas de doute, il eut été en profond désaccord avec l'attitude du général de Gaulle, au moment, où, il signa les absurdes accords d'Evian, dans la précipitation, pour tenir une promesse faite à la Gauche de régler le problème de la guerre d'Algérie, en échange de son accession à la tête de l'Etat. Nous avons cédé honteusement l'Algérie à l'URSS, aux communistes. Le peuple algérien, par son dénuement, en paye encore la facture. Il fallait négocier. Le Maréchal Leclerc pouvait réussir à dialoguer en toutes circonstances. Sa mort plongea notre diplomatie dans l'indigence. Fébrile, victime depuis la Libération des pouvoirs communistes et socialistes, le général de Gaulle n'était pas à la hauteur. Il le démontra au détriment du peuple, des pieds-noirs, des harkis, et de certains appelés. Ce livre décisif doit figurer dans toutes les bibliothèques. Très illustré. Relié, couverture cartonnée avec tranchefile rouge. 199 p. Format : 30,5 x 14,5 cm. 45€. En projet, pour 2018, un ouvrage dédié aux écrits de combat du maréchal Philippe Leclerc. A.V.