Mes dernières pensées sont pour vous / Flammarion

Vendredi, 10 Novembre, 2017 - 18:01

Philippe Bouvard n'en finit pas de mourir...

Au moins, littérairement. Il veut laisser une trace de son passage sur notre terre, de plus en plus incohérente, et dangereuse. Tout le monde connaît Philippe Bouvard, écrivain et journaliste. Célèbre dans le passé, pour sa sévérité, sa causticité, il a beaucoup cédé à la tolérance généralisée. Après nous avoir susurré que la préface est au livre ce que la caresse est à l'amour. Avec un certain cynisme, bien venu, il écrit : C'est parce que la lumière est plus rapide que le son que l'automobiliste voit le passant qu'il va écraser avant de l'entendre crier ». Rien ne lui échappe : les femmes (il risque une mise en cause pour harcèlement), les cocus, la culture, la banque, la famille, la gastronomie, le sport, la télévision, la vie de couple, et la vieillesse qui le hante quotidiennement : « vieillir est la seule façon de ne pas mourir jeune, ou, il n'y a pas de pire rappel du grand âge que l'offre d'une place assise, alors qu'on croyait encore paraître jeune. Broché. 232 p. Format : 22 x 14,5 cm. 19,90€. A.V.