L'Art des Interstices / L'Editeur

Mardi, 19 Décembre, 2017 - 14:02

Le mépris, comme seul outil d'analyse...

  L'auteur, Pierre Lamalattie est aussi peintre. J'avoue que je ne le connaissais pas. Cette notion d'Interstices qui fit pour moi, tout l'intérêt dans un premier temps, de ce livre, fut développée en ma présence par Thierry Raspail, directeur du musée d'art contemporain de Lyon, et, de la Biennale d'art contemporain. Choisir un tel mot, si connoté à mes yeux, me semblait annoncer une analyse saillante du monde de l'art actuel. Au contraire, j'ai été déçu par des attaques balourdes, notamment à propos de l'œuvre de Jean-Pierre Raynaud dont l'origine n'est pas du tout en conformité avec la description lamentable de Pierre Lamalattie. Une telle méconnaissance du monde de l'art m'apparaît totalement disqualifiante. Pierre Lamalattie fait aussi une aberrante comparaison entre Georges Braque, et Louis-Ferdinand Céline. Un stérile enfantillage. Il n'en a pas l'aptitude ! Qui pouvons-nous, si Pierre Lamalattie n'est pas sensible au cubisme du génial Georges Braque. Je le soupçonne de ne pas plus apprécier celui d'Albert Gleizes. Je plains Pierre Lamalattie qui ne sait pas que le mot Djurdjura vient de l'Algérie. Il croyait que ce nom venait du Népal, alors, qu'il s'agit de l'étendard d'un groupe de chanteuses algériennes. Quelle inculture ! A un moment, Seine, l'héroïne de ce roman, dit à son père : «  Mais, enfin papa, est-ce que tu te rends compte que les gens ne sont pas aussi cons que tu l'imagines ? » Tant de mépris tue l'envie de poursuivre cette lecture pénible, d'un nihilisme désarmant. Broché. 544 p. Format : 20 x 12,5 cm. 22€.