Après Van Gogh, voici le tour de Monet pour une exposition immersive

Une exposition dans un bâtiment industriel, c'est curieux et dérangeant, Monet en version immersive. C'est l'annonce. Pour une bonne leçon de peinture impressionniste. La naissance de l'impressionnisme est racontée d'une façon agréable et intéressante. On assiste à une réunion animée entre Cézanne, la barbe drue et noire, son œil perçant, Manet avec son front dégarni et son regard doux, Renoir, en intellectuel moustachu et réfléchi. Degas, au visage long et le regard triste et faussement endormi, Berthe Morizot, l'air sage d'une jeune femme de bonne famille. Une conversation précédant l'exposition des refusés, boulevard des Capucines. Et qui leur vaudra une critique au vitriol de la part de Louis Leroy, pigiste au Charivari. Il inventa le terme d'impressionniste pour se moquer d'eux.
L'histoire de l'impressionnisme, la révolution qu'il va apporter dans la perception des couleurs, souvent douces et tempérées, des paysages flous et ombragés. La révélation de la cathédrale de Rouen, représentée à toutes les heures de la journée et au crépuscule.
Un grand moment apaisant dans un immense espace entouré des projection fugitives des différentes peintures du grand Maître, noyé parmi les nénuphars.
Rien ne manque. Sauf l'émotion. L'émotion que l'on ressent en face d'une de ses grandes toiles. Je me souviens être resté, ému jusqu'aux larmes au Musée Marmottant, l'antre du génie, dans l'impossibilité de maîtriser mon émotion. Oui, rien ne manque, sauf l'essentiel.
Depuis le 26 février au Studio 24 de Villeurbanne. Lieu d’accueil de tournages, de spectacles et d’événements. Pôle Pixel, 24 – 26 – 36 rue Emile Decorps. https://www.studio-24.fr/espaces - https://monetexpo.com
Gilles Pascal


