Art Elysées, un renouveau complet récompensé par la présence d'une foule, très dense...

Samedi, 24 Octobre, 2015 - 10:56

A deux pas de la Fiac, rigueur, et méthode, en progression, firent le succès public d'Art Elysées 2015...

Olivier Dassault souriant et convaincant aux côtés de Gérard Capazza

Art Elysées était à ses débuts, le salon des exclus de la Fiac, de ceux qu'on ne voulait plus, parce qu'il représentait aux yeux de Jennifer Flay, cette vieille histoire de la peinture qu'elle devait abattre, pour imposer une nouveauté représentée par l'ouverture du marché aux galeries étrangères de Londres, de Berlin, de New York, etc. Jennifer Flay a lamentablement échoué. Pendant Art Elysées, l'Art moderne rayonnait. On montrait des toiles de très grande qualité, très bien conservées, et présentées. On voyait l'œuvre de Jean Bertholle (tellement méprisée par l'ex-ministre, Jean-Jacques Aillagon, un vilain imbécile, et suffisant, en plus), à la galerie Artemper, dirigée par Pierre-François Albert qui défend aussi : Roger Bissière, Gustave Singier, Elvire Jan, Jean Bazaine, etc. Parmi les modernes : Hans Arp, Victor Brauner, Camille Bryen, Bernard Buffet, Joan Miro, Man Ray, Alexander Calder, Marc Chagall, Sonia Delaunay, Salvador Dali, André Lanskoy, Hans Hartung, etc. Signalons la présence de David Bade, artiste anglais, que nous avions découvert, il y a plus de dix ans, à Bruxelles, chez notre ami Franz Wachters. Nous avons retrouvé avec un réel plaisir, à la galerie Martel-Greiner, le sculpteur Parvine Curie qui fut la compagne de François Stahly, et, qui poursuit son œuvre dans son atelier de Meudon. Parmi les meilleures galeries : Baudoin Lebon, président du comité artistique, Galerie Bert, Galerie Protée, Galerie Minsky, Jordi Pascual, Galerie Berthet-Aittouarès, Espace Meyer Zafra, Galerie Gimpel & Muller, Galerie Françoise Livinec, etc. N'oublions pas, la galerie Capazza qui soutient l'œuvre de Philibert-Charrin, et, qui défend depuis quelques mois, le remarquable travail de photographe d'Olivier Dassault. Pas facile, d'être le petit-fils d'une personnalité aussi intelligente, sensible et généreuse que Marcel Dassault, et, le fils d'un député, indignement traité, par une presse qui révèle, chaque jour un peu plus, son abjection partisane. Pas simple, de démontrer à des esprits chagrins, son aptitude à concevoir des œuvres d'art. Olivier Dassault semble à l'aise dans une manière, où, nous retrouvons, la couleur en plus, les recherches de Pierre Soulages. La Galerie Lélia Mordoch exposait les œuvres de Miss Tic, présente depuis trente ans, avec la même ferveur, dans l'univers de l'Art. Miss Tic, victime, puis, valeureuse assaillante de notre système, et de ses compromis. Ses pochoirs sont devenus des toiles, sans rien perdre de leur intensité. Miss Tic vient de publier Flashback chez Critères. Dans la diversité du salon : Yaacov Agam, Karel Appel, Jean-Michel Atlan, Miquel Barcelo, Claude Bellegarde, Ben, Pol Bury, Daniel Buren, César, Robert Combas, Alain Jacquet, Barthélémy Toguo, Jacques Villeglé, Zao Wou Ki, Bernard Venet, Séraphine de Senlis, Olivier Debré, Wim Delvoye, Jacques Doucet, Fred Deux qui vient de décéder, Sam Francis, Auguste Herbin, David Hockney, etc. La partie Art et Design était triste, habitée par un esprit bourgeois de confusion, et d'autosatisfaction. Arts Elysées représente une salutaire alternative, pour d'excellents artistes, au parcours historique, et marginalisé par les orientations de la Fiac, et de l'inflexible et mythomaniaque, Jennifer Flay. Voici, une des raisons de l'immense succès d'Arts Elysées, en 2015. Les collectionneurs faisaient leurs achats, comme dans les années quatre-vingt dix. Le catalogue très bien édité contient un utile index des artistes exposés.