Calder, pas de deux / L’atelier contemporain

Jeudi, 28 Mai, 2026 - 11:15

Alexandre Calder (1898-1976), ceux qui ne connaissent pas bien son œuvre, savent au moins une chose, c’est que lorsque l’on veut nommer un mobile, on dit c’est un Calder.

Dès son jeune âge, celui qu’on surnomme Sandy, construit des objets, des animaux, des jouets animés par des rouages. Il évolue dans une famille d’artistes. Son père et son grand-père sont sculpteurs, sa mère est peintre. Alexandre Calder reçoit une éducation libre et conservera toute sa vie sa capacité d’émerveillement d’enfant. Cet artiste précoce ne bénéficiera pourtant d’une exposition personnelle qu’à l’âge de trente ans.

Le Cirque le passionne, c’est un univers où se croisent mouvements, forces et jeu. C’est tout ce qui l’intéresse. "1926, l’année décisive de ses débuts : le cirque, la sculpture, le fil de fer", écrit le critique d’art Yannick Mercoyrol dans ce pas de deux épatant. Je vous invite à découvrir cette biographie artistique où l’intime est mêlé à la progression de l’œuvre. Des premiers mobiles aux stabiles, avec un texte aussi pétillant que sensible, à l’image de la personnalité attachante de ce grand créateur du XXe siècle. C’est une astucieuse combinaison conçue par Yannick Mercoyrol entre les pages du journal de Louisa, femme fusionnelle de Calder, et ses propres textes riches, concis et vivants. On comprend à merveille le processus de création de Calder dans ce récit à deux voix.

Une lecture absolument conseillée. Broché avec rabats. Format : 16 x 20 cm. 140 p. 19€

Paule Martigny / Mémoire des Arts – blog-des-arts.com