Stand Still / Delcourt

Une création de Lee Loughridge, scénario et couleur, dessin de Andrew Robinson, chapitre 1 à 4 et Alex Riegel, chapitre 5 à 8.
Stand Still, en traduction littérale, rester immobile. En fait, c’est tout le contraire dans cette BD. Un mec arrive dans un bar club pour motards. On dirait qu’il cherche la bagarre. Il les branche à l’ironie. Ça démarre comme une fusée. Ils sont presque une dizaine autour de lui pour un baston. Le mec tout seul va prendre cher. Mais ô surprise, il est d’une force et d’une rapidité prodigieuse. Il sont tous out, après ce qui ressemble à des représailles. Au fait, pourquoi est-il là ce gars-là ? C’est le début de l’album qui réserve une stupéfaction à chaque planche.
Ce préambule, étant clôt, l’histoire s’enclenche ensuite ailleurs. La jeune Lara se tire de chez son compagnon, un scientifique. Après trois ans elle en a ras la casquette. Dans le même temps, retour du mec au curieux bracelet, alias Ryker Ruel, sociopathe patenté. Les raccourcis de l’action sont gérés par un dessin explicite et des plans dynamiques. Les scènes explosives se multiplient dans divers lieux. On se croirait au cinoche. Ça dessoude sec. Le lubrique Ryker a de sacrées facultés physiques genre Bond. Le secret est dans son bracelet imaginé par un scientifique ordinaire, qui paraît être le seul à pouvoir arrêter ce cinglé.
Cette bande dessinée fut créée en 2013. Lee Loughridge fit lire son scénario à Andrew Robinson qui l’avait adoré. Mais les circonstances de la vie ralentirent le processus de finalisation. Douze ans plus tard cette série fut menée à son terme par Alex Riegel, dessinateur des chapitres de 5 à 8. L’édition fut compliquée car Andrew Robinson avait perdu sa maison dans les incendies de LA, début 2025. De nombreuses planches originales de Stand Still avait brûlé. Heureusement Lee Loughridge en avait conservé une partie et avait pris soin de toutes les télécharger. Raison pour laquelle les lecteurs fans de comics peuvent profiter de ce thriller époustouflant magnifiquement édité en version panoramique, et serti dans un coffret.
Encrage John Beatty chapitre 5, pages 1 à 5. Album cartonné. Format : 30,2 x 20,3 cm. 224 p. 25,95€
Paule Martigny / Mémoire des Arts – blog-des-arts.com


